RENCONTRE PHOTOGRAPHIQUE……….. DANS NOS SOUS-BOIS 09/11/2019

La face cachée des sous-bois

Aller se promener en forêt à tout de salutaire et ce, pour de nombreuses raisons. Quitter la ville  et son tumulte, cette société devenue psychotoxique  pour un retour à l’essentiel : un retour vers  la terre, un moment de pleine conscience, un retour sur soi.  La balade est relaxante, reposante, inspirante, et même lyrique. Il suffit de respirer et de fermer les yeux.

Prendre un bain de forêt, est aussi délicieux que de se couler dans de l’eau tiède. Il vous procure une vitamine mentale qui vous permet d’apprécier la fraîcheur de l’air, d’être sensibles aux couleurs et aux sons. L’on croît le lieu silencieux, mais soudain, l’oreille  discerne mille petits bruits : l’écureuil qui détale, une branche qui craque, un oiseau qui s’envole, un insecte sous les feuilles. Votre regard est happé, l’oreille en émoi, tous vos sens sont en éveil…

L’automne est la belle saison pour une visite en sous-bois. La vie qui s’y déroule est surprenante. La magie des pluies et des jours heureux de soleil, fabrique cette matière organique carbonée  en décomposition, feuilles, branches, souches, humus,  propice à la pousse des champignons. Ces champignons aux multiples variétés, qui pour la plupart n’ont ni racine, ni feuille ni fleurs et sont dépourvus de chlorophylle, se nourrissent de ce carbone grâce à  un autre végétal. Ils peuvent se développer aussi sur des terrains humides et riches. Là demeure le mystère de la vie ! 

Ils ont de jolis noms, pour la plupart inconnus du grand public, mis à part, le cèpe ou bolet noir, marron, Roi de nos forêts, la chanterelle, le lactaire sanguin et le délicieux, le pible gris ou rouge, l’oronge, le pied de mouton, la trompette de la mort, sinistre mais si bonne en omelette !  Sans oublier à une autre saison la morille ou la girole, le mousseron ou le rosé des près.

Vous en découvrirez bien d’autres : si beaux, si fragiles, si énigmatiques… La lépiote élevée ou coulemelle, le coprin chevelu, le calocère visqueux crête de coq, le polypore soufré, l’agaric champêtre, la psaliotte  ou agaric rosé impérial, la russule dorée, l’amanite des Césars, la volvaire soyeuse sans parler des champignons de souche, ces petits soldats au garde à vous.  La liste est longue et bien sûr à ne pas consommer sans conseil du pharmacien !  

Certains d’entre eux ne sont pas comestibles, voire très dangereux, mais tellement beaux et élégants dans les sous-bois.

La forêt en automne à des charmes divers, sous les ciels gris, sous les rayons obliques du soleil, par temps de gel. Elle est le poumon de la terre. Elle est notre plus beau médicament anti stress. 

Dany Blanc