RENCONTRE PHOTOGRAPHIQUE AVEC……..MARCELLE RENARD NOTRE CENTENAIRE, PENSIONNAIRE À LA M.A.R.P.A. DE DURAS 03/11/2019

Marcelle Renard, la belle centenaire

Résidente de la MARPA de Duras depuis 5 ans, Marcelle Renard y a fêté ses 100 ans, entourée des siens dont son fils Claude, ses 3 petites filles, des membres de sa famille, et  des résidents amis. Née le 1er novembre 1919, elle nous confie que depuis l’âge de 60 ans, elle n’a pas vu passer la vie ! Son époux Paul Renard, décédé, était artisan plâtrier à Duras et impliqué dans la vie locale.  Dotée d’un tempérament heureux et optimiste, elle a été très surprise de recevoir entre autre, des cadeaux de la municipalité, fleurs, livres, confiseries, et a écouté avec attention les petits mots précieux de Jeanine Nadeau et  Bernadette Dreux à son sujet.

Réputée discrète et frugale, Marcelle se contente de peu, sauf de lecture. C’est peut-être là son secret de longévité ? Elle se nourrit de livres, passionnée par l’Histoire, et écoute de la musique classique qu’elle adore. Elle a dû transmettre cette passion aux siens…  Les habitants de Duras peuvent la croiser, aux beaux jours, devant la MARPA, assise toujours un livre à la main. La réception donnée en son honneur était emplie de tendresse. Un diaporama sur sa vie de tous les jours a été préparé par les équipes, de jolies photos prises en son temps par Objectif Duras, ont permis de montrer un visage toujours rieur et même parfois coquin. Elle se déplace sans l’aide d’une main chaleureuse, ni de déambulateur. Elle a encore de grands yeux ouverts sur la vie, mais avoue être dépassée par l’informatique et tous ces « trucs » qui vont trop vite pour elle… mais qu’elle trouve extraordinaire. Chantal Moiré, la directrice de l’établissement nous a assuré qu’elle était une dame très agréable à vivre en compagnie. 

Marcelle Renard a fait lecture de textes qu’elle affectionne, avec une diction et une intonation parfaites : le sommeil du Condor et les Elfes de Leconte de Lisle, et le loup et le chien de Jean de La Fontaine. Ses deux petites filles concertistes, Eloïse (violon) et Ophélie (alto)  ont ensuite joué pour elle, et pour l’assistance,  ses morceaux préférés. De la belle œuvre brillamment interprétée par des extraits d’une sonate de Mozart, des Indes Galantes de Rameau, de la Sarabande de Haendel, puis une chanson de 1942,  mon amant de Saint Jean, des extraits de Carmen de Bizet, le lac des Cygnes de Tchaïkowsky, de la musique Tsigane et enfin Orphée aux Enfers d’ Offenbach.

L’atelier Théâtre Châthéa de Jacques Pelletier a joué, circonstance oblige «  notre Centenaire » l’histoire d’un vieux monsieur irascible mais plein d’humour, interrogé par une journaliste mystérieuse, et entouré d’une aide soignante loufoque.  Les trois comédiens, André Guillaume, Françoise Guillaume et Charlotte Pelletier s’en sont donné à cœur joie !   

Dany Blanc